Superficie : 16.800 km2

Population : 194.153 habitants (2009)

Communes (carte ou liste) : Baye, Dabia, Dialafara, Dombia, Faléa, Faraba, Guénégoré, Kassama, Kéniéba, Kouroukoto, Sagalo et Sitakili.

Coopération décentralisée :

La Fédération : L’Association des Ressortissants du Cercle de Kéniéba  en France (ARCKF)

Contact : S/C SISSOKO Diango

17, rue Bernard DIMEY, 75018 Paris

 

 

Il existe en France une vaste communauté malienne venant du cercle de Kéniéba. Ce cercle est situé au Sud de la région de Kayes, première région du Mali, et région connue – spécialement en France pour sa forte population migrante. Cette communauté s’est organisée depuis 2002 en une association qui est régie par la loi du 1er juillet 1901 (loi régissant les associations en France).

L’association est à but non lucratif et elle est apolitique. Les conceptions philosophiques religieuses et politiques personnelles de ses membres ne sauront l’engager.

Le siège de l'association est fixé au 17 rue Bernard Dimey 75018 Paris chez Monsieur Sissoko.

Le siège pourra être transféré par simple décision de l’assemblée générale.

 

Elle compte aujourd'hui 85 membres cotisants et plus de 400 adhérents. Ses créateurs lui ont donnée l'objet suivant :

  • Défendre les intérêts matériels et moraux de tous les ressortissants du cercle de Kéniéba résidants en France adhérents à la dite association.
  • Promouvoir les cultures maliennes en général et celles de la localité d’origine en particulier (kéniéba)
  • Favoriser la promotion sociale par l’entraide entre les membres et leurs familles installés en France.
  • Favoriser l’intégration des membres et leurs familles Kéniébienne installées en France.
  • Favoriser le développement du cercle de Kéniéba par des projets d’appui aux communautés rurales.

 

Aujourd'hui, c'est ce dernier point qui retient toute l’attention de l’association et qui l’amène à lancer deux projets phare qui sont entre autre axés sur la valorisation des richesses agricoles à savoir la Mangue et l'orange et la possibles création de richesses à travers des créations d’entreprises par les jeunes Migrants et locaux de kéniéba.

 

En effet, ses membres ont été progressivement sensibilisés à la problématique de l’emploi dans le cercle, spécialement des jeunes, au travers des émeutes qui ont éclatées ces dernières années suite à l’arrivée de l’industrie minière sur le territoire.

 

L’Association a fait des constats lors du Forum sur l’exploitation des ressources minières et le développement rural qu’elle a organisé en novembre 2011 à Sitakily et à chercher à mettre en place une partie des recommandations de celui-ci en répondant à de nombreux appels à Projet et elle obtenue en 2012 le Label Co développement Sud de la Mairie de Paris et entre un financement de la Région Ile de France, de la Fondation Coalia et est partie prenante du Programme d’Appui au développement par la richesse minière et agricole avec plusieurs acteur dont le CG 62 l’association Corens, le Siad, le Conseil de cercle et l’ADTRK . Aujourd’hui grâce aux actions de l’association la mise en place de la bourse des valeurs inter territoriale à Savoir le cercle de Bafoulabé, Diéma, et Kayes car l’ARCKF dispose déjà d’un camion qui servira cet dispositif hors saison des mangues.

 

Pour faire valoir et faire avancer sa réflexion sur l’échelle régionale l’association adhère depuis plusieurs années à la coordination des associations de Développement de la Région de Kayes en France (CADERKAF) en tant que représentant des migrants du cercle de Kéniéba au conseil d’administration. L’association est aussi membre du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME). Le Haut conseil des Maliens de l'extérieur (HCME) est un organisme consultatif à caractère associatif, apolitique, laïc, non discriminatoire et à but non lucratif créé à la suite de la Conférence nationale de 1991. Le HCME a été reconnu d’utilité publique au Mali par un décret adopté en Conseil des ministres le 14 octobre 2009.

 

 

Le Cercle de Kéniéba :

Le Cercle de Kéniéba est situé en région de Kayes, à l’ouest du Mali. Il compte actuellement près de 200 000 habitants pour une superficie de 16 800 km². Plus de la moitié de la population est âgée de moins de 18 ans.

 

Avec la mise en œuvre effective de la décentralisation au Mali en 1999 et l’avènement des collectivités territoriales, le cercle de Kéniéba compte désormais 12 communes rurales, et un conseil de cercle, pour environ 200 villages.

 

La décentralisation confère désormais au conseil de cercle de Kéniéba la responsabilité du développement socioéconomique des communautés du territoire.

 

 

1) Points forts :

Le cercle est un territoire très riche qui recèle d’énormes atouts et potentialités dont : 

  • La disponibilité de terres arables propices au développement de l’agriculture

  • La bonne pluviométrie : 900 à 1200 mm de pluies par an

  • La jeunesse de la population

  • La densité et la diversité des ressources naturelles (faune, flore) et minières (or, diamant, argent, bauxite, uranium) etc.

  • La richesse et la diversité du potentiel en arboriculture, qui font du cercle de Kéniéba l’un des plus gros producteurs potentiels d’agrumes, de mangues et de banane de la région de Kayes

  • Dans le domaine de l’agriculture, malgré l’utilisation par les paysans d’équipements rudimentaires, le cercle produit des cultures vivrières dont le mil, le maïs, le sorgho le fonio, et aussi des cultures de rente comme l’arachide, le coton etc. A noter que ces cultures de rente sont aujourd’hui en crise.

 

 

2) Contraintes

Le territoire s’inscrit historiquement dans un espace en marge du développement national, largement centré sur Bamako.

 

Le cercle de Kéniéba est longtemps resté tributaire de sa situation chronique d’enclavement. Le cercle est desservi jusqu’en 2010 par 2 principales voies d’accès :

  • l’axe Kayes Kéniéba (250 Km pour 6 à 7 heures de route en saison sèche, 12 à 24 heures durant l'hiver)

  • l’axe Mahina Koundian Kéniéba avec 150 km pour 5 à 6 heures de route.

 

Depuis 2011, la route internationale Bamako-Kéniéba-Saraya au Sénégal permet l’ouverture du cercle sur la capitale. Elle ne réduit cependant guère la situation d’enclavement que connaît le cercle puisque peu de bretelles ont été créées et que de nombreuses zones du cercle restent inaccessibles.

 

De plus, la route a été dessinée en dehors de toute concertation avec les collectivités locales et aucune planification urbaine ou schéma d’aménagement n’a été pensé au préalable, ce qui laisse les collectivités aux prises avec les conséquences de l’arrivée d’une telle route internationale sur un territoire qui n’y était pas préparé (problématiques d’urbanisation, équipements permettant l’accueil des populations de passage, risques sanitaires, gestion des accidents, trafics licites et illicites…)

 

Au-delà de sa situation chronique d’enclavement, l’activité des compagnies minières a également un impact important sur le territoire, posant de nombreuses questions quant à leur capacité à avoir un effet d’entrainement sur le développement des territoires d’accueil de leurs activités extractives.

 

Les compagnies ont, par exemple, le pouvoir de faire partir les villageois des terroirs qu’ils exploitent, et même parfois de « déguerpir » les villages, ce qui conduit à un important recul des capacités de productions vivrières. Elles recrutent du personnel, mais peu sur le territoire du Cercle, plutôt à l’étranger. En même temps, leur venue suscite un afflux de population qui modifie le tissu social. Elles se targuent d’actions de développement local (construction d’écoles, de puits…) mais les collectivités locales se plaignent souvent de l’absence de concertation véritable.

 

Par ailleurs, la prévalence de l’activité d’orpaillage traditionnel dans la plaine handicape fortement le développement d’une agriculture de subsistance. Le développement de l’orpaillage traditionnel met le cercle de Kéniéba en situation de déficit céréalier malgré les énormes potentialités du secteur. En effet, cette activité exerce une forte attractivité sur les populations au détriment de l’activité agricole, elle « mange » aussi des surfaces de terres arables, et elle contribue à la déscolarisation de nombreux enfants employés sur ces sites.

 

Autant de problématiques qui pèsent sur le développement du cercle ...

 

La mise en œuvre de la décentralisation n’a pas encore permis de résoudre le problème d’enclavement qui demeure entier, du fait que les collectivités et les communautés manquent de stratégies adaptées pour mobiliser les ressources financières et y faire face.

 

Une autre dimension de la situation d’enclavement du cercle se manifeste également par le faible niveau de formation et d’encadrement technique des communautés et l’absence de dispositif pour remédier à cet état de fait.

 

Le faible niveau de lettrisme de la population s’exprime de toute évidence dans les conseils communaux avec moins de 10 % de personnes lettrées et dans le conseil de cercle avec moins de 20% de lettrés.

 

En 2011 en marge du Forum de Sitakily le Conseil de Cercle de Kéniéba et le Département du Pas-de-Calais ont signé un accord de coopération portant sur l’ensemble des thématiques évoquées plus haut (appui institutionnel, désenclavement, environnement, hydraulique, jeunesse, développement agricole, santé, culture).

 

A l’issue de cette signature, un dossier de candidature a été présenté au ministère des Affaires étrangères française dans le cadre de l’appel à projets annuel 2012, portant notamment sur la réalisation d’un diagnostic territorial en vue d’établir un plan d’actions prioritaires pour les années à venir. Ce travail en cours de finalisation a permis d’établir les bases d’un projet triennal pluri acteurs sous l’égide du conseil général du Pas de Calais et ce programme est en cours d’exécutions.

 

 

 

L'ARCKF

S/C SISSOKO Diango

 


L’association des ressortissants du cercle de Kenieba L’ARCKF
17, rue Bernard DIMEY, 75018 Paris

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